JOURNAL DE BORD D’UN ROAD-TRIP DANS LES PYRÉNÉES ARIÉGEOISE AVEC UN CHIEN!

Les Pyrénées. Du haut de mes 27 ans, je n’avais encore jamais eu l’occasion de les découvrir. En Août 2023, je préparais mon premier mini road-trip en solo avec un compagnon à poils.. Mon choix s’est vite tourné vers les Pyrénées ariégeoises, à seulement 3h30 de la maison. Il faudrait toute une vie pour découvrir l’entièreté de ces massifs… mais une chose est sûre, préparez-vous car une fois que vous y avez gouté, vous ne pouvez plus vous en passer! 

ÉTAPE 1 : L’ÉTANG DE SOULCEM

Pour cette première expérience de road-trip solo en tente de toit, je mets le cap sur l’Étang de Soulcem. À vol d’oiseau, il se situe à moins de 3 km de la frontière espagnole. Après 3h30 de route, l’étang de dévoile.. Je ressens immédiatement cette odeur, cette ambiance, ces sons, qui confirment que je suis enfin dans les Pyrénées. Il est très important d’avoir en tête qu’il n’y a aucun réseau ici, il est important de prévenir ses proches avant de gravir le col afin de ne pas les inquiéter. Nous sommes en plein milieu du mois d’Août, je ne suis donc pas seule. On y trouve des familles, des jeunes et des retraités, il y a beaucoup de vans aménagés mais je trouve sans problème une place en bord d’étang. Il est interdit de se garer le long de la route qui longe le lac, car des blocs de rochers peuvent se détacher à tout moment. La couleur de l’eau est incroyable. Ma première nuit ici est paisible bien que venteuse. En été, il y fait vite très chaud, et avoir de l’eau à proximité avec un chien est indispensable. C’est la raison pour laquelle je décide de ne pas m’aventurer sur les grandes randonnées qu’on peut trouver aux alentours : il n’y a pas d’arbre & elles sont en plein soleil. Mais le lac, ses cascades & ses sentiers alentours se suffisent à eux-même pour y passer un très bon moment.

ÉTAPE 2 : LA CASCADE DE L’ARTIGUE

Seulement 17 minutes de route sont nécessaires depuis Soulcem pour découvrir ce sentier. Moi qui souhaitais faire un road-trip en « slow travel« … c’est réussi! Mais trouver un endroit pour dormir à proximité du départ n’est pas une mince affaire, surtout en pleine saison. La route qui mène au parking officiel est très peu empruntée en soirée, j’ai donc pu trouver un emplacement face à la rivière, dans un renfoncement. Pour tout vous dire ce soir là on partage un repas avec des copains, et on a pu y garer 5 fourgons, rien que ça! Je décide de faire la balade jusqu’aux cascades le matin, à la fraîche, c’est bien plus agréable pour toutou. Le sentier est ombragé, et l’avantage d’être matinale c’est qu’on a la vasque d’eau bleue turquoise juste pour nous! À partir de 11h, les familles affluent. Au village de Marc juste à côté, il y a un point d’eau potable pour remplir les bidons. Et c’est très rassurant d’avoir mes deux gourdes filtrantes humagreen avec moi, l’eau coule en abondance dans la nature à cette saison et c’est un gros + de pouvoir la consommer directement.

ÉTAPE 3 : DIRECTION L’ÉTANG DE LERS!

Bienvenu au bord de l’Étang de Lers, mon spot idyllique pour ce soir. Ici, c’est d’un calme sans nom. Les oiseaux virevoltent au dessus du lac, le temps semble suspendu. Il est interdit de s’y baigner. Le soleil disparaît petit à petit derrière les montagnes et je comprends que la nuit étoilée va être incroyable. Loin de toute pollution lumineuse, la voie lactée est très facilement perceptible. Un photographe s’est d’ailleurs installé sur le ponton jusqu’à l’aube. Au petit matin, je m’installe prendre mon petit déjeuner avec toutou au bout du ponton. À l’instant où les rayons du soleil dépassent la montagne pour venir réchauffer mon visage, je me sens bien et tellement reconnaissante pour ces instants, pourtant si simples. Les cloches des vaches se font entendre et se rapprochent, en quelques minutes, les voilà à investir les bords de l’étang. Il est temps pour moi de mettre le cap vers la prochaine étape.

ÉTAPE 4 : LA CASCADE D’ARS

Après avoir descendu le col d’Agnès, (ça tourne!) j’arrive au charmant village d’Aulus-les-bains. Ni-une ni deux, je récupère des pansements anti ampoule dans le supermarché du coin, car elles sont tranquillement en train de s’installer derrière mes talons et je sens que c’est pas bon du tout pour la suite. Ici, une aire de stationnement gratuite est mise à disposition par la commune, à 300 m du départ pour la cascade d’Ars. Je m’y installe et je sais déjà que j’y resterai pour la nuit. Après un rapide repas, direction la cascade. Préparez-vous.. ça grimpe! Heureusement, le sentier est ombragé donc il se fait facilement avec toutou, qui s’empresse d’aller mettre ses pattes dans l’eau à la moindre occasion. Il faut compter environ 2h de marche pour la montée, et 1h30 pour la redescente. Le sentier est très fréquenté, mais n’en reste pas moins très agréable. J’ai pu prendre une vraie douche et faire ma vaisselle dans le camping du village, pour 2 euros. Je profite également d’être posée ici pour recharger ma batterie nomade avec les panneaux solaires. C’est grâce à elle que je peux partir en toute autonomie! Une nuit au calme, et je reprends la route vers la dernière étape de ce mini road-trip solo…

ÉTAPE 5 : LA CASCADE DE LASTIEN !

Celle-ci, gardez là pour vous. Elle n’a que 4 avis sur google, c’est un petit bijoux encore gardé secret. Il n’y a d’ailleurs que 2 vraies places pour se garer au départ. Ça fait toujours quelque chose de se retrouver complètement seule en nature, loin d’un spot touristique ultra-fréquenté. Il faut environ 1h de marche pour atteindre la grande cascade. Le sentier est ombragé, mise à part un grand champ qu’il faudra traverser en plein soleil, à ce moment là j’ai attaché toutou car il y a des vaches et mieux vaut les laisser tranquille. Il est d’ailleurs indiqué qu’il s’agit d’une zone de pâturage et qu’il est interdit de lâcher son chien. Ici encore, le réseau téléphonique est instable alors mieux vaut anticiper. On longe plus ou moins le cours d’eau lors de la randonnée, ce qui permet de se rafraîchir régulièrement car il fait très, très chaud.

c’est ici que se termine ma première expérience de road-trip solo en tente de toit (avec toutou). Entre temps mes ampoules se sont aggravées et deviennent infectieuses, ce qui m’empêche de continuer. Mais à ce moment là, un sentiment d’accomplissement s’empare de mon esprit. Je me suis senti forte, capable, courageuse et je suis infiniment reconnaissante et fière de faire mes propres choix, de vivre ces instants qui me font grandir. C’est pourtant pas si loin, pas si long, mais le voyage ce n’est pas une distance à parcourir. C’est qui on devient lorsqu’on parcourt cette distance.

à très vite, Maya

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